Archives – L’objet du mois

 

La vitrine « Objet du Mois » propulse chaque mois une marque sur le devant de la scène grâce à la mise en lumière d’un de ses produits emblématiques.

Étonnante et pédagogique, cette scénographie propose aux visiteurs de venir redécouvrir les objets de leur quotidien et de renouveler leur rapport à la contrefaçon. En présentant l’article phare d’une marque soumise à la reproduction des contrefacteurs, l’exposition est le fruit de cette volonté politique : favoriser la prise de conscience du grand public sur les méfaits de la contrefaçon.


En octobre, le Musée de la Contrefaçon a choisi de présenter plusieurs faux dessins du peintre Ivan Klioune. 

 

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Depuis la montée en flèche des prix du marché de l’art, le nombre de tableaux contrefaits s’est multiplié, générant un commerce illégal de plusieurs milliards d’euros chaque année. Le marché de l’art russe, qui connait une forte croissance depuis les vingt dernières années, est particulièrement touché. Les tableaux d’avant-garde sont les plus prisés et l’on estime aujourd’hui qu’il en existe plus de faux que de vrais.

Les faussaires ne manquent pas d’imagination lorsqu’il s’agit de créer de nouveaux tableaux, soi-disant d’époque. Par exemple, pour les œuvres sur papier, ils découpent les feuilles aléatoirement puis les teignent de manière artificielle. De cette manière, le papier semble vieilli naturellement et parait donc plus authentique. Le développement de méthodes scientifiques poussées telles que l’examen sous microscopie optique ou l’analyse sous fluorescence ultraviolette a permis de repérer avec plus de précision ce type de supercheries. Dans le cas des dessins constructivistes d’Ivan Klioune, l’analyse au microscope a démontré que les papiers avaient été découpés aux ciseaux et les bords brunis avec du thé.

 

dessin-klioune-1klioune-schemas    Analyse microscopique d’un des desins d’Ivan Klioune révélant la teinture au thé (image: Gilles Perrault)

 

Les contrefacteurs se tiennent cependant au fait des avancées scientifiques. Cela leur permet d’adapter leurs techniques afin de produire des œuvres de plus en plus difficile à analyser. Par exemple, certains vont jusqu’à acheter des supports et des pigments de l’époque à laquelle le tableau aurait été peint. Les analyses chimiques utilisées par les experts ne sont alors plus suffisantes pour déterminer l’authenticité du tableau. C’est le cas des carnets d’aquarelle d’Ivan Klioune. Les experts ont prélevés des pigments dans chaque zone de couleurs et les analyses ont révélés que ces derniers dataient de 1920 : ils sont donc compatibles avec l’époque présumée des œuvres.

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C’est finalement grâce au savoir-faire de l’expert que la piste de la contrefaçon a pu être suivie. En effet, il s’est rendu compte que les formes géométriques de chaque aquarelle étaient très similaires : elles correspondaient, en fait, à celles d’un gabarit, outil industriel qui n’est apparu qu’après les années 1950. Cette révélation a été complétée par l’analyse au microscope qui a révélé une ligne de dessin régulière, correspondant à une mine de critérium, produit commercialisé dans les années 1930.

dessin-klioune-2-avec-gabarit  (image: Gilles Perrault)

 

Ivan Klioune (1873-1943)

Ukrainien d’origine, Ivan Klioune commence sa formation artistique en 1890 dans une institution privée de Moscou avant d’intégrer l’Académie des Arts de Saint-Pétersbourg. Klioune est associé aux nombreux mouvements avant-gardistes qui ont marqué l’histoire de l’art russe du début du XXe siècle. Il est très proche de Kasimir Malevitch, chef du groupe Supremus, qu’il rencontre en 1907. Tout comme ce dernier, il produit d’abord des tableaux cubo-futuristes avant de se tourner vers l’esthétique suprématiste caractérisée par des formes géométriques épurées et une palette de couleurs limitée. Klioune participe à la célèbre exposition futuriste « Tramway V » ainsi qu’à la « Dernière exposition futuriste de tableaux 0,10 » qui marque la naissance du mouvement suprématiste.

Pour aller plus loin: Livret de visite Ivan Klioune


Le Musée de la Contrefaçon célèbre le printemps en dédiant sa vitrine de l’Objet du Mois au produit phare de toutes les célébrations : la rose.ABBATIALE DE PONTIGNY_02

La rose est aujourd’hui un incontournable dans le monde floral, il existe une multitude de variétés qui nécessitent un long processus en terme de recherche et de développement. Créer, innover et entreprendre dans ce secteur d’activité revient, pour les obtenteurs horticoles, à réaliser, durant près de 10 longues années, le croisement de plus de 10 000 fleurs différentes pour en obtenir un résultat d’excellence matérialisé par un Certificat d’Obtention Végétal (COV).

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Les créateurs cherchent à améliorer la résistance et le volume des fleurs, ainsi que leur parfum ou la profondeur des couleurs. Cela implique de nombreux tests, des investissements et de la patience. Le Certificat d’Obtention Végétale (COV) permet de protéger ces nouvelles variétés végétales. Tout comme le brevet industriel, il permet à l’obtenteur horticole d’être rétribué pour son invention, sur laquelle il détient l’exclusivité pour une durée de 25 ans. A l’issue de la période des 25 ans de protection, la variété végétale tombe dans le domaine public et son exploitation devient libre.Meiggili (11_2674)_HD

Si la création d’une nouvelle variété de fleur est le fruit d’un long travail de recherche, la contrefaçon est dangereusement facile. En effet, il suffit de couper un rameau avec quelques bourgeons pour pouvoir reproduire le plant à l’identique et à l’infini. Sur des millions de plants cultivés dans le monde, cela représente un manque à gagner considérable. En effet, alors que le marché mondial est estimé à 5 milliards d’euros, ce sont plusieurs centaines de millions d’euros qui sont perdus à cause de la contrefaçon.ANAHE

La contrefaçon touche entre un quart et un tiers de la production mondiale de roses. Une rose sur trois importée en France est une contrefaçon. Pour certaines roses célèbres, comme Baccara®, Grand Gala® ou Léonidas®, la part de vente illégale monte jusqu’à 50 % ou 80 %.

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En France, l’Association des Obtenteurs Horticoles Européens (AOHE) qui regroupe des entreprises européennes spécialisées dans le développement de nouvelles variétés horticoles ornementales ou fruitières a pour vocation la promotion et la défense des droits de propriété industrielle dans cette industrie. Elle soutient la lutte anti-contrefaçon et sensibilise les différents acteurs sur le respect des droits des obtentions végétales.Meifafio _Pot (14_02580)_HDPour aller plus loin, téléchargez le petit livret de l’exposition.


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Issue de la collaboration en 1984 entre un maquilleur/photographe (Frank Toskan) et le propriétaire d’un salon de coiffure (Frank Angelo), Make Up Art Cosmetics plus connue sous le nom de M.A.C, est devenue une marque incontournable dans le monde du maquillage, qui intègre en 1998 le groupe américain Estée Lauder Companies. M.A.C est mondialement connue pour son professionnalisme et la touche artistique que ses produits apportent quotidiennement aux professionnels du monde du cinéma et de la photo et aux amateurs.

La contrefaçon: Rançon du succès
Le fléau de la contrefaçon est un phénomène qui touche également les produits de beauté. Ainsi le succès de M.A.C a entrainé en parallèle l’essor d’un marché de produits contrefaisants. Ceux-ci proviennent exclusivement d’Asie et sont vendus sur les marchés mondiaux. Par ailleurs, le développement des sites d’e-commerce et la multiplicité des réseaux sociaux accélèrent d’autant plus ce mouvement.
Beaucoup de ces produits de contrefaçon présentent un risque majeur de santé publique en raison de la dangerosité de certains composants utilisés. C’est pourquoi la vigilance est rigueur. En ce qui concerne les fausses trousses de pinceaux M.A.C, l’acétone est souvent utilisée pour accrocher les petites particules de similicuir entre elles pour en donner l’apparence du cuir.
La coopération régulière avec les autorités en charge de la protection de la propriété intellectuelle, la prévention et les formations permettent d’assurer la protection des consommateurs, et de lutter contre le pillage de savoir-faire et de protéger l’image de la marque.

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Les contrefaçons vendues en lot
Le modèle présenté ici est un exemple concret de produit contrefaisant circulant sur les différents canaux de distribution (boutiques de cosmétiques non officielles, marchés, sites internet frauduleux et plateformes de e-commerce).
Pour attirer les victimes, les contrefacteurs n’hésitent pas à commercialiser les produits sous forme de lot que la marque ne produit pas, comme l’illustre cette trousse remplie de pinceaux estampillée M.A.C. De Plus, ils pratiquent également des tarifs assez élevés comme signe « d’authentification » du produit.
Il est à noter que les produits M.A.C authentiques sont principalement vendus à l’unité ou en petite quantité. Ceux-ci sont uniquement commercialisés dans les boutiques de la marque, dans ses comptoirs au sein des grands magasins ou dans les boutiques online de la marque.


En ce mois de mars 2016, le Musée de la Contrefaçon a choisi de présenter un faux tableau signé Maurice de Vlaminck : Le fumeur de pipe

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Fumeur de pipe, fausse signature de Vlaminck en bas à gauche, saisi et placé sous scellé en avril 1991.

Bien que la contrefaçon des œuvres d’art soit un phénomène ancien, la hausse vertigineuse des prix du marché de l’art attise encore davantage aujourd’hui les convoitises de nombreux escrocs. Loin de se limiter à produire de simples copies des chefs d’œuvres, les faussaires vont jusqu’à inventer de toutes pièces de nouveaux tableaux qu’ils font passer pour l’œuvre de tel ou tel artiste. Pour tromper de naïfs acheteurs, ils usent de tous les artifices, à commencer par l’imitation appliquée d’une célèbre signature. Ils inventent une appartenance à une collection ancienne, mettent en scène le tableau dans des photographies truquées, ou impriment des catalogues dans lesquels se glissent le faux…

Pour déjouer ces astuces, les experts ont désormais recours à l’imagerie scientifique : l’analyse chimique lèvera le doute en révélant la présence d’un pigment ou d’une colle moderne ; la radiographie montrera le rajout tardif d’une signature.

Dans le cas de ce fumeur de pipe, l’examen a justement démontré de manière imparable que la signature mentionnant le nom de Vlaminck est beaucoup plus récente que le tableau. Elle ressort en effet nettement sous lumière UV, preuve qu’elle a été apposée bien après la touche finale. L’étude des matériaux indique en revanche que les pigments et le vernis sont anciens. Dans ce cas, soit le contrefacteur s’est procuré le matériel dans un vieux stock de papèterie, soit le tableau était bel et bien ancien mais anonyme… et le faussaire n’a eu qu’à apposer la signature falsifiée pour décupler la valeur de l’œuvre. La supercherie est faible car ce tableau ne ressemble à aucune œuvre de Vlaminck !

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IMAGERIE SOUS RAYONS ULTRAVIOLETS Cabinet d’expertise Gilles Perrault, Expert agréé par la cour de Cassation. Sous lumière UV, la signature ressort très clairement au-dessus de la couche picturale.
 

Maurice de Vlaminck (1876-1958).

Peintre autodidacte, Vlaminck refuse de se former en copiant dans les musées afin de ne pas perdre ou affadir son inspiration. Sa forte personnalité se traduit dans une peinture à la pâte grasse, généreuse, et aux touches larges et sûres, dans laquelle la qualité expressive de la couleur prend souvent le dessus sur la composition. Au salon d’automne de 1905 dit « La cage aux fauves », il est l’un des peintres qui font scandale aux côtés d’Henri Matisse, André Derain et Raoul Dufy.

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Comme l’indique le scellé du tableau, ce faux Vlaminck a été saisi en 1990 au domicile de Guy Ribes. Arrêté en 2005, ce dernier est l’auteur d’une autobiographie publiée en 2015, Autobiographie d’un faussaire, dans lequel il admet avoir produit entre 2000 et 5000 faux tableaux durant plus de trente ans. Au cours de son procès, il a reconnu 350 faux de sa main, signés des plus grands noms de la peinture : Picasso, Léger, Chagall, Renoir, etc.

Le 2 mars 2016 est sorti en salles un documentaire qui lui est consacré : Un vrai faussaire, du réalisateur Jean-Luc Léon.

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Pour célébrer la nouvelle année 2016, le Musée de la contrefaçon met en avant l’indispensable des fêtes : Le Champagne

Le Champagne est protégé par une appellation d’origine contrôlée (AOC) qui désigne des vins élaborés exclusivement dans la région viticole de la Champagne en France, selon un savoir-faire et des méthodes définies par la loi.

L’appellation Champagne bénéficie d’une protection étendue à toutes les utilisations qui exploiteraient sa réputation. Ainsi l’appellation ne peut être utilisée pour d’autres vins ou d’autres produits. C’est le Comité Champagne (CIVC) qui gère les intérêts communs des vignerons et maisons de Champagne.

Dans certains pays comme les États-Unis ou la Russie, le terme « Champagne » peut désigner d’autres vins mousseux puisque les AOC n’y sont pas protégées. Néanmoins l’importation de ces produits sur un territoire protégeant l’appellation est considérée comme de la contrefaçon.

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Le cas Raymond Vadim :

Le modèle présenté ici est un exemple typique d’utilisation abusive et frauduleuse de l’appellation « Champagne ».

Ces bouteilles ont été saisies en 2005 lors d’un contrôle douanier en Lorraine. Le camion contrôlé transportait 18.800 bouteilles de mousseux italien et 270 caisses de Champagne. Ces bouteilles de Champagne vendues 18€ l’unité contenaient en réalité du mousseux du Piémont habituellement vendu 2€.

Cette saisie douanière a mis au jour un véritable trafic de faux Champagne, impliquant pas moins de 10 ateliers clandestins au Nord de l’Italie. 35 kg d’étiquettes frauduleuses y sont saisies, ce qui laisse imaginer l’ampleur de l’escroquerie : environ 300.000 bouteilles écoulées en Europe entre 2003 et 2005.

L’enquête dévoilera même des ramifications avec des organisations criminelles lorsqu’un stock de 15.000 bouteilles est trouvé chez un parrain de la mafia…

La justice italienne a finalement condamné les prévenus à des peines somme toute mineures : 2.500€ d’amende et quelques mois de prison avec sursis.

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Pour le mois de décembre 2015, le Musée de la Contrefaçon se focalise sur l’univers magique « La Reine des Neiges ».

Lors de sa sortie en 2013, le film d’animation de Disney « Frozen » a connu un succès retentissant. Outre l’accueil enthousiaste du public dans les salles du monde entier, l’engouement pour le monde d’Anna et d’Elsa s’est rapidement décliné à travers de nombreux produits dérivés commercialisés dans les magasins de jouets.
Aujourd’hui, les contrefaçons de figurines, peluches et autres jeux se multiplient. Ils constituent non seulement une atteinte aux droits d’auteur et aux marques de la Walt Disney Company, mais également aux normes de sécurité imposées aux fabricants de jouets. De tels produits menacent autant le créateur originel que le consommateur final.

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La Reine des Neiges en quelques chiffres

  • Un budget de production de 150 millions de dollars.
  • Plus d’1 milliard de $ de recettes au box-office mondial.
  • La coopération entre Disney et les autorités permet d’intercepter chaque année des milliers de contrefaçons. En décembre 2014, un chargement de 20.000 fausses poupées a ainsi été découvert à Dublin (Irlande). Il s’agit de l’une des plus importantes saisies d’Europe.

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En ce mois de Novembre 2015, le Musée de la Contrefaçon a choisi de présenter Le chat Maître d’Hôtel de Diego Giacometti afin de mettre en exergue les dessous de la contrefaçon artistique.

Pour les contrefacteurs, le marché de l’art constitue un champ inépuisable d’occasions de faire du profit. Les sculptures en bronze, notamment, sont particulièrement touchées du fait de leur relative simplicité d’exécution et de la possibilité d’en produire un nombre illimité avec un moule unique.
Le sculpteur Diego Giacometti a toujours travaillé dans l’ombre de son célèbre frère Alberto. A la mort de ce dernier, la carrière de Diego prend tellement d’essor qu’il reçoit des commandes de mobilier pour le Musée Picasso. Sa côte d’artiste n’a depuis cessé de grimper. Pourtant, le sculpteur considérait ses productions non pas comme des œuvres d’art mais comme du mobilier décoratif, à tel point qu’il ne les a jamais numérotées. En conséquence, les reproductions frauduleuses de son œuvre sont nombreuses.

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Dans cette vitrine sont exposés le maître-modèle qui a servi à la création du moule et sa contrefaçon.

La reproduction frauduleuse consiste ici en un surmoulage du bronze original (le modèle en plâtre a été détruit). Avec cette technique, le résultat final est plus petit que l’original du fait de la rétractation du bronze lors de l’étape de refroidissement. Pour pallier ce phénomène, les faussaires ont agrandi l’original en ajoutant des rondelles de cuivre visibles au niveau du ventre, des pattes et de la queue.

Preuve de sa valeur, un exemplaire original du Chat maître d’hôtel a été adjugé 168 750 $ le 5 novembre 2015 lors d’une vente aux enchères à Sotheby’s New York. L’estimation était placée entre 50 000$ et 70 000$, prix d’enchères qui motivent d’autant plus les faussaires à la revente de reproductions frauduleuses.

Le chat maître d’hôtel ou l’affaire Redoutey :

Jacques Redoutey est un fondeur de l’Est de la France qui a collaboré avec Diego Giacometti avant sa disparition. Alors que tous les originaux de l’artiste auraient dû être restitués à la famille, le fondeur s’est octroyé le droit de garder quelques objets afin de réaliser ses reproductions frauduleuses par surmoulage.

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En octobre 2015, peu après la rentrée des classes, le Musée de la Contrefaçon met en avant le fameux stylo BIC® Cristal®

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Né dans le contexte d’après-guerre et de la découverte des matériaux plastiques, le stylo BIC® Cristal® appartient à cette catégorie d’objets qui ont révolutionné le quotidien : simple, pratique, de qualité tout en étant peu coûteux, il s’est rapidement imposé face à la plume et l’encrier, pour devenir un objet iconique et incontournable.

Tout le monde possède, perd ou s’échange un stylo BIC® !

Exposé dans les collections de design des plus grands musées du monde, le stylo BIC® Cristal® est selon Umberto Eco « l’unique exemple du socialisme réalisé » qui « annule toute distinction sociale ».

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Mais comme tout succès, le stylo BIC® Cristal® attire les convoitises. Bien que la marque soit déposée dans le monde entier, de nombreuses copies circulent principalement en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe de l’Est et en Amérique du Sud. Majoritairement fabriquées en Asie, ces contrefaçons qui portent principalement sur les marques et sur la forme du stylo BIC® Cristal®, sont souvent de mauvaise qualité et profitent de sa célébrité et de son design si reconnaissable.

Afin de protéger son image de marque et ses intérêts économiques, le Groupe BIC, au travers de son équipe dédiée, lutte contre ces contrefaçons en coopérant notamment avec les autorités locales et répressives.

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En ce mois de mai 2015, le Musée de la Contrefaçon met en avant un produit de la marque ghd : le styler ®

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Née en 2001 en Angleterre, la marque est lancée en 2006 en France. Utilisée et recommandée par les coiffeurs, elle est aujourd’hui distribuée dans plus de 70 000 salons de coiffures dans le monde. La qualité, la créativité et l’innovation des produits ghd a su convaincre des millions de femmes.

Autant d’atouts ne pouvaient laisser les contrefacteurs indifférents : depuis son lancement, ce sont des milliers de produits (stylers® en tête) contrefaits qui envahissent le marché, et notamment internet.

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ghd a déposé la marque, ses dessins et modèles et martèle un discours de vigilance et de prudence vis-à-vis des produits contrefaits qui sont avant tout dangereux. Leur utilisation peut avoir de lourdes conséquences sur les femmes : décharges électriques, brûlures du cuir chevelu et des cheveux, risques d’électrocution.

Pour lutter contre cela, ghd renforce également ses investissements dans la protection de la marque (moyens humains, logiciels de lutte anti-contrefaçon, formation des douaniers…)

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En avril 2015, le Musée de la Contrefaçon de l’Union des Fabricants (Unifab) met à l’honneur un produit mythique de la marque écossaise les bottes Hunter.

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Produit mythique de la marque écossaise Hunter, la botte haute « Original » s’inspire des bottes portées par les pionniers d’antan.
Lancée en 1955, cette botte se compose de 14 pièces encore fabriquées main en utilisant une technologie moderne associée à une fabrication artisanale. Réalisée en caoutchouc naturel, elle offre un réel confort afin de garantir une parfaite étanchéité face aux intempéries.

Fondée en 1856 en Écosse par l’entrepreneur américain Henry Lee Norris sous le nom de North British Ruber Company, l’histoire de la marque résulte d’innovation et de savoir-faire.
Fabricant d’articles de plein air en caoutchouc vulcanisé, la marque se spécialise dans les bottes et voit sa production considérablement augmenter lors de la Première Guerre mondiale, alors que l’entreprise est réquisitionnée pour équiper les soldats.
Aujourd’hui, Hunter propose aussi des collections d’accessoires et de vêtements, mais ces bottes restent le symbole phare de la marque, et ont été notamment popularisées par Kate Moss au festival de Glastonbury.
Victime de copies de plus en plus nombreuses, Hunter travaille en collaboration avec les douanes dans le but de réduire la contrefaçon. La marque agit fermement pour défendre ses droits de propriété intellectuelle.

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Pour en savoir plus, consultez le Leaflet Hunter

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En février 2015, le Musée de la Contrefaçon de l’Union des Fabricants (Unifab) met à l’honneur le modèle légendaire de la marque LEVI’S.

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Devenu l’élément clé de toutes nos garde-robes, le jean est indissociable de la marque LEVI STRAUSS & CO et de sa légende.

En pleine conquête de l’Ouest, les pionniers recherchaient des vêtements de travail solides et résistants à l’usure. Dès les années 1860, Levi Strauss leur proposa des vêtements en toile de tente extrêmement résistante… et dont les points de traction étaient renforcés par des rivets de cuivre.

Il a alors le réflexe de protéger son invention et, en 1873, il obtient le brevet sur ses jeans rivetés. Depuis, Levi Strauss & Co a poursuivi cette tradition et ses titres de propriété intellectuelle font partie de ceux qui ont le plus de valeur dans l’industrie textile. La société détient ainsi plus de 5000 marques déposées dans 181 pays à travers le monde.

Près d’un siècle et demi après sa création, le jean Levi’s est l’un des vêtements les plus portés, mais également le plus imité. Afin de rester unique et authentique, un certain nombre de signes distinctifs ont été adoptés pour que le consommateur ne s’y trompe pas.

Chaque année, la société LEVI STRAUSS & CO déploie des moyens considérables à la défense de ses marques et à la préservation de l’image qui fait son succès. De très nombreuses décisions judiciaires ont peu à peu récompensé ces efforts et ont ainsi défini la sphère de protection des marques.

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En octobre 2014, le Musée de la Contrefaçon de l’Union des Fabricants (Unifab) met à l’honneur Ögon designs à l’occasion de son dixième anniversaire.

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Depuis sa création en 2004,  Ögon designs s’est imposée comme référence dans le domaine de la maroquinerie aluminium en proposant une alternative bienvenue aux portefeuilles en cuir.  La recrudescence de la contrefaçon a amené la marque à protéger ses créations par différents biais:  brevet, marque tridimensionnelle, droit d’auteur…

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Pour en apprendre plus sur cette marque innovante ; rendez-vous en octobre au musée de la contrefaçon!

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Le Musée de la Contrefaçon présente sa quatrième vitrine d’exposition dédiée à l’Objet du Mois, avec la volonté toujours présente de développer, auprès du grand public, la connaissance des méfaits de la contrefaçon.

 

Pour illustrer la rentrée scolaire mais surtout afin de souffler vingt bougies, l’objet mis à l’honneur est pour Septembre 2014

LE SAC « LE PLIAGE® » DE LA MAISON LONGCHAMP

Original et pratique, le cabas de Longchamp s’est imposé en vingt ans d’existence comme le sac féminin le plus populaire au monde. Il est rapidement devenu nécessaire de protéger sa singularité contre les copies frauduleuses, notamment grâce au droit d’auteur.

Pour en apprendre davantage au sujet de ce cabas si singulier, rendez-vous en Septembre au Musée de la Contrefaçon !

 Objet du Mois - Septembre 2014

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Le Musée de la Contrefaçon présente sa troisième vitrine d’exposition dédiée à l’Objet du Mois, avec la volonté toujours présente de développer, auprès du grand public, la connaissance des méfaits de la contrefaçon.

Pour célébrer la saison estivale, l’objet mis à l’honneur n’est autre que

LA TONG HAVAIANAS

Symbole de soleil, de farniente, d’un mode de vie détendu, la sandale commercialisée par la firme brésilienne Alpargatas est devenue en 50 ans d’existence un incontournable de l’été.
Victime de son succès, la tong Havaianas est copiée à grande échelle dès les années 1970.

Depuis le début de l’année, quelques 119 000 paires contrefaisantes ont déjà été saisies !

Pour en avoir plus, rendez-vous tout l’été au Musée de la Contrefaçon !

Téléchargez ici le livret d’explication sur la vitrine Havaianas

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Pour la deuxième édition de l’Objet du Mois, le Musée de la Contrefaçon met à l’honneur un objet d’actualité :

le trophée de la Coupe du Monde de football.

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Le trophée original : pièce unique et estimé à 50 millions d’euros

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Réplique illégale du trophée : en résine peinte et non en or !

Objet mythique s’il en est, et associé à l’un des titres les plus convoités de la planète, le trophée de la Coupe du Monde de la FIFA peut se prévaloir d’une universalité propre au monde du football.

A ce titre, son image est largement copiée et souvent exploitée sans autorisation pour commercialiser toutes sortes de produits dérivés. En témoigne cette réplique de la Coupe du Monde, saisie par les douanes françaises en 2010 peu avant la compétition en Afrique du Sud.

Chaque compétition sportive internationale donne lieu à une augmentation de la production et de la vente des produits dérivés illégaux. Cette année, les autorités chinoises ont ainsi saisi plus de 6,5 millions de contrefaçons FIFA. En avril, ce sont même 1060 faux trophées saisis à Xiamen qui ont été détruits par les douanes !

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Histoire du trophée

Ce célèbre trophée constitue en fait la seconde génération de la prestigieuse distinction. Le premier, baptisé Coupe Jules Rimet en 1946 en hommage au père fondateur de la Coupe du Monde de la FIFA, représentait la déesse de la victoire.

En 1970, la FIFA lance un concours pour le dessin d’une nouvelle coupe. Des cinquante-trois sculptures proposées, c’est celle de l’italien Silvio Gazzaniga qui est choisie, représentant deux sportifs qui soulèvent la Terre.

Ce trophée unique est composé de 5 kg d’or pur et incrusté de deux couronnes de malachite qui encadrent la mention « Fifa World Cup ». Les noms des huit pays vainqueurs sont gravés sous la coupe depuis 1974 au fur et à mesure, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de place… chose qui devrait arriver en 2038. A cette date, un nouveau trophée sera certainement dessiné !

Pour en savoir plus, téléchargez le feuillet Coupe du Monde – Juin 2014.

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Pour sa première édition, le Musée de la Contrefaçon met à l’honneur le nouvel adhérent de l’Union des Fabricants : Thane Direct, et son produit phare : le balai vapeur H2O.

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Principal succès du catalogue de Thane Direct, le balai vapeur H2O Mop est plébiscité par les acheteurs pour sa polyvalence et sa praticité : léger, facile à manier et à ranger, il nettoie presque tous les supports, – sols, vitres, éviers, meubles, grâce à la seule action de la vapeur, sans ajout de produit chimique. En 10 ans d’existence, plus de 8 millions d’exemplaires s’en sont écoulés dans le monde.

Un tel succès n’échappe pas aux contrefacteurs. Le web est ainsi inondé de copies du fameux balai vert qui usurpent son nom et son image pour convaincre les acheteurs. Proposées à des prix attractifs, ces copies révèlent bien souvent à l’usage une qualité déplorable et parfois même un risque d’accident pour l’utilisateur, dû à la faible qualité des matériaux et à l’absence totale de contrôle qualité. Pourtant, la comparaison du vrai et du faux est confondante : rien au premier regard ne permet de les distinguer. Une observation plus attentive révèle finalement les quelques détails douteux qui permettent aux enquêteurs de traquer les contrefaçons.

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Authentique balai vapeur H2O Mop x5 de Thane Direct

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Contrefaçon chinoise du balai H2O Mop

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 Thane Direct

Présent dans une centaine de pays, Thane Direct propose ses produits via les émissions de téléachat mais également grâce à un réseau de distributeurs agréés tels que certains supermarchés ou magasins d’électroménager. En dehors de ces circuits, l’acheteur est confronté aux innombrables copies bas de gamme qui envahissent le marché.

Dans une démarche de protection de ses droits de propriété intellectuelle, la société Thane Direct a rejoint l’Union des Fabricants début 2014. Leader mondial des produits de téléachat, elle doit affronter ces dernières années une déferlante de contrefaçons qui semble impossible à endiguer.

 

Téléchargez le dépliant pour en savoir plus.

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En cette période d’actualité fortement sportive, le Musée de la Contrefaçon met en avant le légendaire POLO L.12.12 LACOSTE

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Surnommé « le Crocodile » à la suite d’un pari, René Lacoste, joueur de tennis renommé, conçoit à la fin des années 1920 un polo en coton piqué à manches courtes qui permet de mieux supporter la chaleur sur les courts américains.

« A cette époque, nous jouions tous en chemise de ville blanche avec boutons, boutons de manchettes et col. Il me fallait quelque chose de plus pratique et de plus sain » explique René Lacoste.

Face au succès que remporte son invention auprès de ses amis, Lacoste décide de se lancer dans la production industrielle d’une nouvelle gamme sportive griffée à l’effigie du crocodile en 1933, il donne ainsi naissance à ce qui deviendra le légendaire polo LACOSTE L.12.12.

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Particularité du polo L.12.12

La chemise dessinée par René Lacoste est plus courte que les chemises de tennis traditionnelles. Cette forme est plus adaptée au confort des joueurs et leur permet une grande liberté de mouvement. Par ailleurs, le coton utilisé pour la confection du polo est léger et permet une meilleure aération lors de l’effort physique.

L’écusson en forme de crocodile sur le polo  est lui-même une innovation. C’est en effet la première fois dans l’histoire de la mode vestimentaire que l’on voit une marque de vêtement visible à l’extérieur !

La lutte anti-contrefaçon

Dès sa mise en vente en 1933, le polo Lacoste est victime de la contrefaçon. Aujourd’hui, une équipe entière est dédiée à la protection de la propriété industrielle de la marque dans le monde, agissant en vue du démantèlement de filières de contrefaçon à travers une coopération avec les pouvoirs publics.

polo contrefaçon

Pour aller plus loin, téléchargez le petit livret de l’exposition.

 

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